samedi 9 mars 2013

Dragée de Reminiscence : un peu comme un jour de fête ?

Celles et ceux qui se rappellent Jour de Fête chez l'Artisan Parfumeur pourraient bien se laisser séduire par cette nouvelle note gourmande ? Dragée rejoint la collection, qui bientôt, ne portera plus le nom de notes musicales pour rester sur un nom gourmand : Do Ré devenant Héliotrope, Mi Fa devenant Guimauve. Les deux autres seront supprimées. 

Dragée prend donc la relève autour d'une construction toute entière dédiée à l'amande. On devine tout de même un peu de vanille, des bois lactés qui sentent un peu la coco, de la fleur d'oranger, que relèvent une pointe de cardamome, du bois de cèdre et des muscs blancs, pour que le fond se fasse tout doux  ! Le caramel apporte un peu de liant, sans jamais devenir "sucraille".

Une jolie composition, qui ne tombe pas dans la lourdeur, reste très sobre et plutôt discrète, je veux dire par la qu'elle n'envahit pas l'entourage !

Illustration : Reminiscence

vendredi 8 mars 2013

Oud Réminiscence : dompté !

Ce oud, très fidèle à ce que l'on s'attend à sentir sur ce genre de note, n'en reste pas moins très équilibré, et curieusement, sur peau, il se montre presque discret. Il s'agit en fait de l'accord classique du oud, donc d'un cocktail d'épices, de rose, de safran et de muscs blancs agrémenté des fameux "bois qui piquent". Ceux-ci semblent avoir très fortement la côte en ce moment surtout depuis le succès de One Million, et pourraient heurter ce qui y sont complétement réfractaires, mais ils sont ici plutôt traités dans le genre dur au coeur tendre que grosse brute. Sans doute Fabrice Pellegrin a t il utilisé un peu de vrai oud, qui à la particularité d'apporter une douceur à l'ensemble, ce qui semble paradoxal. Evidemment, comme souvent chez Reminiscence, les femmes et les hommes peuvent l'adopter. On regrette un peu que la marque soit tomber dans ce cliché, mais à priori, il n'était pas prévu de le vendre en France. Pourtant, là où il est distribué, il rencontre son public avec succès. Quid ??

jeudi 7 mars 2013

Dior Homme Cologne : c'est glacé et ça fouette positif !

Lorsque l'on dit ça fouette, on pense tout de suite que ça ne sent pas bon, et bien là que nenni, ce Dior Homme Cologne fouette parce qu'il vous requinque ! Et ouiii, c'est positif et optimiste comme un bon cocktail dynamisant. Sa note de gingembre d'un effet très naturel, très maitrisé et très justement balancée par d'autres agrumes, du poivre rose et des bois blancs, demeure un des meilleurs exemples de ce que l'on peut faire avec cette matière  : un contraste d'épices chaudes et froides, accentué et mis en valeur par la nouvelle couleur blanc nacré du flacon pas mal non plus au demeurant. Ceux qui aimaient le Dior Homme Sport avant la reformulation et ne se sont jamais fait aux nouvelles notes de tête irisées qui faisaient écho à Dior Homme de la nouvelle version, retrouveront dans Dior Homme Cologne le pêchu de l'original, en amélioré encore car moins percutant. J'y vois dans la forme une Eau d'Hadrien plus "industrielle", presque mieux calibrée, mais tout aussi belle ! Une bonne surprise en tout cas ! 

Par contre, entre Dior Homme Sport ancienne et nouvelle version Dior Homme ancienne et nouvelle version, Dior Homme Cologne ancienne version et maintenant cette nouvelle, bon courage, mais chez Dior, on s'en fout royalement, l'important on dirait, c'est que ça bouge !

Illustration : Dior.

lundi 4 mars 2013

La Petite Robe Noire Eau de Toilette : qu'est ce qui se passe ?

Que ce passe t il chez Guerlain ? Le succès de La Petite Robe Noire en Eau de Parfum leur monterait-il tellement à la tête que l'on ne se donne même pas le temps de bien lancer une Eau de Toilette ?

Certainement, car à découvrir cette dernière, je ne peux m'empêcher de penser "mais qu'est ce qu'ils ont fait ??? C'est quoi ce truc ?

Dissonant, strident, plus criard et étouffant que l'eau de parfum, même pas moins intense, il y a comme un problème : une note de Cif (oui, oui, le produit pour nettoyer la cuisine) vous récure le nez au sens propre.

Est-ce à ce prix que nous devons payer notre soif de nouveautés, car si ça continue, on va nous faire du Jimmy Choo ? Avec cette eau de toilette, on est pas très loin du dernier Escada Cherry in the Air, presque mieux pour le coup, et du coup, qu'apporte la marque Guerlain, est-ce que ça vaut le coup ? La réponse est non, rien de plus. Un nouveau virage (encore), très décevant !

Cette eau de toilette laisse un sentiment de produit bâclé, non fini, peu harmonieux et au final, il vaut certainement mieux de très loin rester sur la "vraie" signature de griotte charnue de La Petite Robe Noire originale, en Eau de Parfum.

Illustration : Guerlain.

dimanche 20 janvier 2013

Pourquoi je n'aime pas Seville à l'Aube

J'ai beau essayer, encouragé par les passionnés de ce parfum, je ne peux pas. Je n'arrive pas à aimer Seville à l'Aube et je sais pourquoi. 

Tout d'abord, le même type d'accord a déjà été travaillé par Mathilde Laurent dans la Cologne du 68 de Guerlain, que trouve plus équilibrée que Séville à l'Aube. 

Rochas avait tenté le coup, de manière très juste avec un parfum nommé Lui, sans grand succès malheureusement car il est passé inaperçu, en dépit de réelles qualités. 

En outre, Séville à l'Aube ne peut nier une filiation avec Balahé de Léonard et Habanita, sans en avoir la finesse et la douceur animale et cuirée. 

Ces quatre parfums utilisent un composant que je n'aime pas quand il est surdosé et c'est le cas dans Seville à l'Aube. Ce composant, c'est l'Aurantiol, sorte de jasmin chimique très puissant, qui apparait trop évident et trop brutal dans ce parfum dès les premières notes. Sur moi, le reste de la compo n'arrive pas à contrebalancer le tsunami provoqué. Alors que dans les trois autres parfums, il ajoute juste quelques facettes florales et sucrées en lissant les autres composants, dans Séville à l'Aube, je ne peux m'empêcher de penser que l'Aurantiol est aussi utilisé pour parfumé le Locabiotal. Du coup, mon cerveau fait systématiquement le lien, et l'exercice de la composition me rappelle même le parfum qui fait sourire : Smiley. Bof !
Et non, je n'aime pas Seville à l'Aube, mais cela ne nuit pas à son succès, alors tout va bien !  

Illustrations : L'Artisan Parfumeur et Locabiotal. 

samedi 19 janvier 2013

Galigna de l'Artisan Parfumeur : douceur du Sud !

Le futur parfum de l'Artisan Parfumeur est annoncé pour Avril 2013 en boutique. Il s'inscrit dans la collection de Grasse qui avait commencée par les bougies, et son nom, c'est Caligna, "courtiser" en provençal. Le parfum s'affranchit des clichés sur le Sud de la France qu'auraient pu être la rose, le jasmin ou la lavande, Dora Arnaud (Firmenich) et l'Artisan ayant choisi de travailler autour d'une matière emblématique qui serait le fil conducteur du parfum : la sauge. Une variété bien spécifique issue des dernières avancées dans le traitement des matières premières naturelles, dessine ainsi la colonne vertébrale du parfum. Elle s'arrondit des courbes d'une marmelade de jasmin, du velouté d'un accord bois de figue, le tout d'un bel effet lumineux, de la douceur de la rose fraîche, et accentue la charpente de ses formes par les aiguilles de pin et les copeaux de bois au caractère bien trempé. Toutes ces matières nouvellement utilisées permettent de proposer un parfum dont le style et les effets sont assez proches de ce que réalise Jean Claude Ellena pour Hermes, Caligna m'évoquant par certains aspects Santal Masoïa, et par d'autres Thé pour un Eté, Duel d'Annick Goutal, et Fico di Amalfi d'Aqua di Parma. Un belle surprise, facettée et riche, très agréable à porter, qui marque peut être un tournant chez l'Artisan dans le sens où il est peut être moins créatif (quoique très original), mais qu'il joue vraiment sur une texture d'un effet "lumière matte" très qualitative. J'y reviendrais surement à son lancement en boutique, en Avril, pour le printemps.

Illustration : l'Artisan Parfumeur.

L'homme infini de Divine : infinie virilité !

Mais qu'arrive t il a Divine ? Cette marque qui nous a habitué à de la finesse, à de belles matières, est aussi parfois capable de faire dans le "rentre dedans". Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle nous refait le coup du punching-ball avec le dernier né de ses masculins. Il cogne ! A tel point, et cela m'arrive peu souvent, que dès la vaporisation, j'avais envie de l'envoyer loin, très loin, à l'infini. Cet excès d'hormones est d'autant plus dommage que les matières sont assez bien choisies, que le départ très frais (agrumes/thé) est assez joli, dans l'esprit d'un Guerlain Homme ou d'un Luna Rossa et dans la lignée de grands classiques des années 80 comme Gucci pour Homme vintage, mais pourquoi donc avoir sur-dosé ces bois ambrés et ces notes épicées criardes ? Peut être pour séduire les mâles au delà des frontières, infiniment ? Dommage sans doute !