vendredi 16 mai 2014

News : deux nouvelles eaux chez Cartier, cocktails d'été

L'été 2014 chez Cartier sera marqué par le piquant et la fraîcheur des zestes, travaillés comme des cocktails d'été, que l'on sirote face à la mer.

Dans un flacon bleu cristallin, Déclaration l'Eau se présente comme une déclinaison très fraîche et vive de Déclaration, mais s'affranchit tout de même assez des codes du parfum d'origine pour proposer un style propre et nouveau pour la marque. Très "zesté" par le pamplemousse et le citron vert, la tête contraste et s'enchaine assez bien avec un coeur et un fond habillés de bois blancs et de noix de coco rapée. L'association fonctionne à merveille, un peu comme dans un Allure Edition Blanche. 
 
D'une belle couleur jaune soleil, L'Eau de Cartier Zeste de Soleil, elle, propose une brassée de ciboulette fraîche, la sensation première étant exactement celle que l'on éprouve en froissant cette herbe dans les mains et s'épanouit ensuite sur un cocktail d'agrumes et de fruits de la passion bien cousu, pour terminer sur un aplat de l'Eau de Cartier que l'on retrouve à chaque interprétation.

Maîtrisées, vives et jolies, ces deux nouvelles créations ne décevrons pas les habitués et proposent une vision d'été pétillante et joyeuse des parfums éponymes. La fraîcheur peut être belle et stylée, mais vous préférez peut être l'Homme Sport d'Yves Saint Laurent ? Vous plaisantez ?

Illustrations : Cartier, cocktails d' été 2014


jeudi 15 mai 2014

En coulisses : Juin au Masculin.

Le mois de Juin sera marqué par la découverte de deux masculins très attendus, et qui nous font déjà saliver. Ils seront à priori commercialisés à la rentrée.
Le premier, pour la marque et ce que l'on est en droit d'en attendre en tant que passionné, amoureux depuis longtemps et finalement rarement déçu (même si). Le second, parce qu'il s'annonce comme un boisé-cuiré (ouuiiii !!!!!), vous imaginez ? Rien ne filtre pour le moment si ce n'est peut être le nom du premier, mais que nous réservent les futurs Guerlain et Issey Miyake pour Homme ?
Je crois que nous trépignons tous un peu à l'idée de les découvrir. Après un 2013 où pour l'Olfactorama nous n'avions choisi que 4 parfums alors que nous aurions aimé avoir 5 finalistes, 2014 sera t elle l'année de l'homme parfait ? Réponse dans un mois minimum, ici ou sur olfactorum !!!

lundi 12 mai 2014

News : Mademoiselle Guerlain, mi ange, mi démon !

Ange ou Démon, c'est le nom d'un parfum du même groupe non ? Jouant habilement entre les notes joueuses et jeunes de malabar, de crème fouettée et celles plus sérieuses, intrigantes et solaires de la tubéreuse, du jasmin et de la fleur d'oranger, ce parfum, on l'aime ou on le déteste. Il ne semble pas pouvoir y avoir de compromis. Pourtant, quand le même thème est joué par un parfumeur maison, la petite peste que l'on avait pas envie de voir porter le nom de la famille sait se faire plus câline et faire preuve de finesse et d'une certaine élégance. Reprenant donc la trame sucrée/solaire malabar/tubéreuse de Ange ou Démon, Mademoiselle Guerlain se pare de notes d'iris, d'une guerlinade claire et d'un effet "daim" soyeux pour nous livrer une vision couture d'un thème souvent mal aimé des connaisseurs : la douceur du sucre. La sensation m'évoque ces biscuits roses avec du sucre glace que l'on trempe dans le champagne. Une vision à la Guerlain, sobre, élégante et légèrement gourmande d'un compromis entre la Traversée du Bosphore de l'Artisan et Ange ou Démon de Givenchy. Un parfum "rose" mais attachant.

Illustration : Guerlain, collection Les Parisiennes.

samedi 26 avril 2014

Moment d'exception : les blogueurs et Guerlain à table, ou quand Guerlain fait vivre son patrimoine.

A l'initiative de Frédéric Sacone, assistant de Thierry Wasser chez Guerlain, plusieurs blogueurs et quelques journalistes passionnés étaient conviés, hier matin, à découvrir une vingtaine de parfums de la maison Guerlain qui ne sont plus commercialisés pour des raisons à la fois de goûts, de coûts et sans doute aussi, de législation.

Ce patrimoine témoigne d'un style, plus particulièrement celui de Jacques Guerlain, marqué par l'utilisation de teintures de muscs et de notes fumées que l'on retrouve souvent, en trame, dans ses créations. Une parfumerie faites de "toutouille", où l'on se creusait la tête pour trouver l'effet, la note, la texture qui va bien, état d'esprit qui est encore très présent chez Thierry et Frédéric qui prennent véritablement et avec passion ce rôle d'alchimiste. Comme leur ainés, ils sont "habités" par le parfum et la passion que cela déclenche.

C'était également se rendre compte qu'il y a une filiation dans les créations de la marque, comme une sorte de constante de style et de matières emblématiques entre celles qui datent de la fin de XIX et les actuelles. Impossible de s'empêcher de noter l'épaisseur et "la cuisse" que dégagent ces créations par rapport à ce que nous avons l'habitude de découvrir de nos jours, qui semble bien chétif. L'on pouvait comprendre également pourquoi certaines, soit trop complexes, soit trop signées, soit trop chères, soit trop pâlichonnes n'ont pas tenu le choc, et pourquoi d'autres sont toujours sur le devant des créations de la maison Guerlain, comme Shalimar et Mitsouko.

Une occasion unique, un moment privilégié, qu'il est possible de découvrir sur rendez-vous, à la boutique principale des Champs Elysées.

Je reviendrais certainement parfois, sur cette expérience, car outre le fait que se fut un moment d'exception et d'échange avec Thierry et Frédéric, elle questionne les passionnés que nous sommes sur le devenir de ce métier, sur la passion qu'y mettent certains contrairement à d'autres, attirés par les lumières et la lucrativité de ce milieu, sur les législations décidées en hauts lieux, loin de la réalité, sur la nécessité de faire connaitre un tel patrimoine, pour simplement rendre compte et témoigner. Qui d'autre que Guerlain pouvait aussi bien le faire ?

Illustrations : Maison Guerlain des Champs Elysées, Coque d'Or et son bel iris poudré, Djedi, un ambre scintillant qui n'a pas pris une ride.

jeudi 24 avril 2014

Actu : Azzaro relance Azzaro pour Homme !

Nouveau spot publicitaire, torride, pour un parfum toujours au top des ventes, c'est ce qui s'appelle un recentrage ! Et après tout pourquoi pas ? 

Azzaro pour homme est devenu l'archétype de la fougère au masculin : cette association de bergamote, de lavande, de géranium, de sauge, de basilic (que l'on sent dès le départ), cousue de vétiver et de santal sur un lit de muscs virils et de mousse d'arbre est un best-seller depuis 1978. On croyait s'en lasser car il est beaucoup porté et souvent surdosé, mais pourtant, pour qui sait avoir la main légère, il fait plaisir, réconforte toujours pas son coté rassurant et charmeur, et le redécouvrir aujourd'hui, c'est comprendre qu'il n'a pas vraiment pris de ride : la preuve, ne l'imagineriez vous pas parfaitement associé au style un peu vintage de ce hipster des temps modernes ? Le barbier et ses odeurs ne revient-il pas sur le devant de la scène ?

Pour ma part, il me replonge au tout début de l'adolescence, quand on avait pas d'autres choix que des Cacharel pour homme, des Caractère, des Fahrenheit !

Avec Paco Rabanne pour Homme, Azzaro pour Homme est une fougère "parfum de mec" attachante, finalement jamais vraiment égalée et parfaite aujourd'hui, portée en "caméléon" avec un style vintage bien balancé !

Osez ! 

Illustrations : un hipster des temps modernes, Azzaro. 


mardi 15 avril 2014

Nouveauté : White Tubéreuse et Love Rose de Reminiscence : à fleur de sens !

Se repositionner, monter en gamme et s'étendre à l'international, tel est le nouveau choix de Réminiscence pour se développer. Nouveaux flacons, qui font le lien avec les lignes bijoux de la marque et deux nouveaux parfums, plus pointus et plus ciselés sont à l'ordre du jour, autour des fleurs les plus aimées des parfumeurs.  

Love Rose : une rose épicée de cannelle et d'un accord très légèrement fruitée, dont la finesse de traitement marque une rupture avec la rondeur baumée habituelle de la marque. Cette rose, dont le coté sexy flirte au coude à coude avec un certain Noël au Balcon d'Etat Libre d'Orange, s'affirme comme une rose à la fois vive et pétillante, mais qui s'alanguit sur un lit de mousse, de patchouli fin et de notes ambrées douces. Je devine en arrière plan un accord qui fait saliver, aussi jeune et pétillant que les bonbons Haribo au coca. Délicat et malicieux ! 

White Tubéreuse : la tubéreuse est une fleur carnassière qui dévore tout sur son passage et peut vite devenir une croqueuse d'homme. Le choix, ici, est de la traiter en transparence, autour d'un accord mielé ourlé de fleur d'oranger. Très bien domptée, elle dévoile sur peau une douceur lactée. Lumineuse comme un Fragile, mais ronde et généreuse comme la Vanille de la même marque par exemple, cette tubéreuse est magnétique et solaire, parfaite pour les soirs de vacances ! 

Love Rose et White Tubéreuse sont déjà disponibles en boutiques propres et chez Sephora en 50ml et 100ml. 

Illustrations : Réminiscence.

samedi 12 avril 2014

Nouveauté : Bvlgari Aqva Amara et Omnia Indian Garnet : 2014 orangé vif !

Couleurs cuivrées et orangées et fraîcheur vive et acidulée de la mandarine à l'honneur cette année chez Bvlgari pour ces deux nouveaux parfums. 

Aqva Amara, qui vient compléter la gamme Aqva avec un parfum vif et pétillant au départ, où s'exprime une mandarine qui vous titille les sens dès les premières notes tant la sensation est presque gustative. Le départ, assez bien travaillé, fait saliver et donne la pêche ! Ensuite, le parfum reprend la trame aromatique menthée et très légèrement marine appuyée de bois blancs de Aqva l'original. L'ensemble fait toujours écho à d'autres parfums frais assez classiques et a un accord déjà exploré dans Truth de Calvin Klein par exemple, mais il s'en dégage en effet une certaine amertume, qui pourrait ravir ceux qui aimaient Contradiction pour homme entre autre. Amertume, pas si courante au final et qui peut plaire l'ensemble, certes pas hyper original, est très équilibré dans un style viril-classique-chic, à l'italienne.

Omnia Indian Garnet joue la même partition de départ, très vive et acidulée avec une mandarine hyper pétillante également, renforcée par un accord "grenat indien", très acidulé, qui lui donne un peps incroyable. On se plait à retrouver ensuite la signature de Omnia : les bois blonds, le thé verts, les muscs blancs doux et réconfortants. La singularité de Indian Garnet, c'est une évolution sur une trame jasmin tubéreuse, mais pas dans leur version lourde comme nous les sentons habituellement, plutôt dans un registre crémeux et clair sans doute du aux travaux de Firmenich sur de nouvelles méthodes d'extraction, qui permettent ces effets. On remarque alors une pointe "abricotée", douce, légèrement gourmande et amandée. Simple, mais joliment composé, comme pour Aqva Amara, Bvlgari reste discret, mais constant.

Illustrations : Bvlgari.